A la recherche du ciel pur

L‘un des plaisirs des vols passés dans le cockpit d’un avion de ligne, c’est d’être ébloui.
Et oui, aux altitudes de croisière des appareils transportant les passagers, on se trouve dans une portion de l’atmosphère très pure et laissant au soleil la possibilité de briller vraiment fort.


Le ciel pur au-dessus de la brume

 

L’explication est simple. La couche atmosphérique en contact avec le sol contient les particules terrestres en suspension, telles que les poussières ou les particules liées aux pollutions diverses. Ces minuscules corps sont confinés dans une tranche plus ou moins épaisse selon les conditions météorologiques. Au sol, on ne s’en rend pas compte car aucune limite distincte n’est perceptive, on est effectivement plongés dans cette épaisseur qu’on appelle en aviation « la couche ». Mais dès que l’on passe au-dessus de la couche, on réalise que le ciel pur n’est pas si loin de la surface terrestre. Et à cet endroit la lumière du soleil est vraiment forte (ce qui justifie au passage l’attrait qu’ont les pilotes pour les lunettes de soleil) et le bleu du ciel vraiment très bleu.
Ce jour là, nous étions en conditions anticycloniques typiques pour notre continent. La couche était donc relativement peu épaisse et la densité de particules en conséquent assez élevée. Je me suis donc permis une croisière au-dessus de la brume, là où le ciel est pur. En plus, l’atmosphère est extrêmement calme dans cette zone. Autant de bonnes raisons pour y placer le trafic aérien régulier.
Bon, à l’approche de Paris, il faut retourner vers la réalité: Classe A à 1’500 pieds. Et attention il parait qu’il y a des Falcon 900 qui rôdent juste au-dessus …

Unite Zero Zero

Navigation des 100hEt voilà, il aura fallu deux ans et neuf mois à partir de ma première leçon de pilotage pour franchir ce seuil, celui qui fait passer le compteur des heures de vol de deux à trois chiffres.

Pour cette étape symbolique j’ai effectué une navigation à travers la Sologne suivie du survol de quelques châteaux bien connus comme Chenonceau, Amboise et Chambord. Le tout agrémenté d’un agréable arrêt sur l’aérodrome d’Amboise, et voilà une merveilleuse après-midi de voyage que je n’oublierai pas !
Il parait que les 100 premières heures de vol sont les plus difficiles à obtenir. Je vais vérifier ça…
Toussus – Amboise – Epernon – Toussus, 3h18.

Tourner autour des pistes

Tours de pistes a ToussusUn exercice de base bien connu par tous les pilotes est le « tour de piste ». Il consiste, sans surprise, à effectuer un tour complet autour des pistes de l’aérodrome.

Le principe est d’enchaîner un décollage et un atterrissage intercallés de quatre virages à 90 degrés, si possible dans le même sens pour se retrouver au bon endroit. L’utilité est double, d’une part on réalise un exercice de pilotage assez complet et d’autre part on apprend une méthode qui permet de s’intégrer sur n’importe quel aérodrome en se positionnant correctement pour y atterrir.

Sur cette image se superposent cinq tours de pistes successifs, plus ou moins jolis. Car le tour de piste, derrière son apparente simplicité, a un critère esthétique très particulier: la rectangularité. Le but est en effet de réaliser des virages de 90 degrés précis et de virer à chaque fois au même endroit. Ce qui n’est pas toujours aisé une fois le vent et les autres avions en tour de piste pris en compte.

Pendant que nous tournons, les riverains s’impatientent. Mille excuses !