Crise et évolution

Corsair F4U à la Ferté AlaisL‘homme a une tendance marquée à évoluer beaucoup plus rapidement en période de crise. Durant la seconde guerre mondiale, l’industrie aéronautique a ainsi réalisé un gigantesque bon en avant.

Au cours de ces années hostiles, des avancées techniques fulgurantes furent effectuées, et ce qui fut utilisé pour tuer évolua ensuite pour trouver des applications fort intéressantes dans nos vies modernes. Le réacteur notamment, équipant la quasi-totalité de nos avions de lignes, trouva ses racines autour de quelques avions conçus vers la fin du conflit de 39-45.

Cette photographie montre l’une des merveilles techniques de cette période, le Corsair. Il fut un chasseur redoutable, doté d’un moteur à pistons de 2000cv et d’une voilure atypique en « ailes de mouettes inversées ».

Comme d’autres secteurs, le transport aérien a largement bénéficié des investissements massifs réalisés à l’époque pour le développement de nos machines volantes. Presque 70 ans plus tard, les avions ont été largement modernisés mais les concepts de base restent les mêmes.

Espérons que la prochaine révolution technologique pour l’aéronautique ne trouve pas sa source dans un conflit.

Celui qui transforma le transport aerien

Douglas DC3 F-AZTE a la Ferte AlaisDans l’histoire de l’aviation, certaines machines volantes ont contribué plus que d’autres au développement du transport aérien.

Le DC3, lui, a littéralement transformé cette activité. Pour cause, son autonomie record a offert aux transporteurs aériens un atout essentiel dans notre monde capitaliste : la rentabilité.
Et oui, malgré leurs pertes régulières, les compagnies aériennes tentent de gagner un peu plus qu’elles ne dépensent, histoire de survivre.

Cet appareil fut notamment un allié précieux d’Air France, et celui présenté ici est le magnifique exemplaire toujours volant de l’association France DC3. Aux couleurs historiques de KLM sur son flanc gauche et d’Air France sur son côté droit, il est régulièrement présenté en démonstration lors de meetings aériens comme celui de l’Amicale Jean-Baptiste Salis à la Ferté Alais.

Preuve de sa suprématie, plusieurs DC3 sont encore aujourd’hui utilisés commercialement. Le premier vol de cette machine remontant à 1935, c’est une carrière plutôt remarquable pour une machine du XXè siècle.

Merci l’avion ! C’est un peu grâce à toi que tant de pilotes de ligne ont un métier aujourd’hui.

Paris plage

 

Paris Plage normalement c’est l’été que ça se passe. Mais avec un Cessna on peut avancer dans le temps. Nous voilà donc partis pour une balade aérienne vers l’authentique Paris Plage : Le Touquet.

C’est le dernier jour de l’hiver, la fée météo nous veut du bien et une fois au-dessus de la brume, l’ambiance est magique. Le calme absolu, un bleu infiniment pur et des jeux de lumières surréalistes sur la couche juste en-dessous, de quoi souhaiter rester en l’air toute une vie.
Traversée du Vexin, passage à l’est de Rouen, puis arrivée au-dessus des flots repoussés par de majestueuses falaises. La navigation est ensuite plutôt aisée, on garde la terre à droite et la mer à gauche, ce qui nous mène au Touquet.

Une fois intégrés puis posés sur la belle piste en dur juste avant un Dauphin de la Marine Nationale, nous profitons du beau temps pour marcher et s’organiser un picnic maritime. On n’est pas si loin de Paris mais le dépaysement est total.

Clairement, l’avion est un bel instrument de voyage.

Toussus – Le Touquet – Toussus, 2h54.

 

Histoire de generations

Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 40 Toute passion a son origine, et j’ai trouvé une illustration de la source de ma passion pour l’aviation.

Voici mon arrière grand-père devant l’un des superbes appareils qu’il a pilotés, un Salmson 2A2 d’observation faisant partie de l’escadrille « SAL 40 » de l’armée Française dont on peut observer l’emblème sur le côté du fuselage.

C’est donc une passion qui remonte 3 générations en arrière, puis qui a été transmise par mon grand-père et mon père, eux aussi porteurs de l’héréditaire chromosome du pilotage.

… A qui le tour ?

Faire face au vent

Avion se posant à GranvilleEn aviation, il y a quelques principes fondamentaux qui s’appliquent à tous les avions sans exception. L’un d’eux dit que les décollages et atterrissages s’effectuent face au vent.

En fait, ce principe est inspiré de la nature, plus particulièrement de l’observation des oiseaux. Il permet d’une part de raccourcir les distance de décollage et d’atterrissage et d’autre part de prendre le plus possible d’altitude par rapport au sol en un minimum de temps. C’est donc une double sécurité.

Les pistes d’atterrissages sont construites de manière à pouvoir effectuer ces manœuvres en conditions optimales la plupart du temps. Ainsi, en région parisienne où les vents dominants sont d’ouest, les pistes des aéroports de Roissy et Orly ont globalement une direction Est-Ouest.

Il arrive que les conditions soit ambiguës par vent très faible ou perpendiculaire à l’axe de la piste. Dans ce cas on utilise la piste préférentielle, souvent celle qui permet de causer un minimum de gêne aux riverains.

Sur la photo, le pilote est en courte finale au-dessus de la plage de Granville pour se poser en piste 07 (au cap 070 donc) au lieu de la piste 25 (cap 250) en service. Ca s’appelle un « contre-QFU » dans le jargon. Ils font décidément tout à l’envers ces Grands-Bretons !

Toussus – Granville – Toussus, 4h24.

Lutte des classes

Avions de tourisme et d'affaires à DeauvilleNous vivons dans un monde marqué par des classes diverses, et j’ai découvert que les inégalités existaient jusque sur les terrains d’aviation !

La preuve sur « l’aéroport international de Deauville » où les appareils de tourisme sont placés dans l’herbe tandis que les avions d’affaires ont droit à une place de parking sur le tarmac. Certes, le tarif n’est pas le même et avec mon forfait loisir j’ai carrément eu droit à un placeur en me garant puis à un contrôle de sécurité pour regagner mon avion…

Parler de classes n’est pas si anodin car à des fins de gestion des qualifications des pilotes, les avions sont justement répartis en classes.
Pour les appareils accessibles aux pilotes privés, on distingue deux principales classes qui sont SEP (Single Engine Piston) et MEP (Multi Engine Piston), soit respectivement en français : monomoteur à pistons et multimoteur à pistons.

D’ailleurs, les visites médicales aéronautiques sont aussi séparées en Classe I (pilotes de ligne) et Classe II (pilotes privés).

Le monde de l’aérien est une grande famille, mais quand même bien hiérarchisée !