Orage Lyonnais

Là comme ça au milieu du mois de Janvier ce n’est pas vraiment la saison des gros orages de fin de journée, bien nourris à la chaleur du mois de Juillet. J’avais en stock cette photo que je trouve sympa alors je l’ai ressortie.

Thunderstorm inflight

Dans un article un peu plus ancien qui parlait du Cumulus Mediocris, j’évoquais la vie du Cumulus qui se développe jusqu’à un certain point. Sur la photo il a atteint son stade maximum : le Cumulonimbus. Il occupe quasiment toute l’épaisseur de la troposphère (c’est la couche d’atmosphère dans laquelle on vit, qui contient quasiment toute l’humidité en suspension) et se retrouve coincé par le dessus par la couche supérieure, la stratosphère. C’est ce que l’on distingue bien sur la partie haute du nuage, cet étalement qui semble généré par un plafond invisible.

Le monstre orageux mesure donc une petite douzaine de kilomètres de haut, il est chargé d’énergie sous forme de chaleur. Tout ceci mélangé offre, aux habitants de Lyon situés juste dessous, de belles quantités d’eau fraiche et d’air frais venant de très haut. Et quelques éclairs aussi.

La grosse tâche lumineuse est l’un de ces nombreux éclairs qui illuminent le nuage par l’intérieur. Quand il fait vraiment nuit d’ailleurs et qu’on ne distingue pas les nuages, on aperçoit les orages furtivement à chaque éclair. Ambiance mystique garantie. Et petits détours aussi. En altitude, on évite de voler à moins d’une cinquantaine de kilomètres d’une cellule orageuse afin d’en éviter les phénomènes dangereux (turbulences, grêle, givrage intense notamment) qu’elles offrent.

L’instable Cumulus Mediocris

Photo de nuage Cumulus MediocrisEn avion, on est toujours un peu plus proche des nuages et à les cottoyer je finis par les apprécier. Ces gros amas de goutelettes d’eau condensée sont en effet d’excellents indicateurs visuels de l’état de l’atmosphère, ce terrain de jeu si vaste mais si changeant.

Le Cumulus est un nuage aux multiples facettes. Il peut aussi bien être synonyme de très beau temps, par son état Humilis, que de la pire des situations, l’orage, en version Cumulonimbus.

L’individu photographié ici est un Cumulus Mediocris, c’est à dire qu’il présente des caractéristiques de développement vertical, d’où son allure de choux-fleur sur le dessus. La situation est en effet médiocre puisque, selon ses ambitions et les ressources dont il dispose, il pourrait bien aller jusqu’à se transformer en Congestus pour aboutir à l’apogée de sa carrière à un gigantesque Cumulonimbus.

Pour l’instant, le brouillard nous bloque par terre, donc pas de risque de Cumulonimbus !