Le Ciel Est Grand

Croisement d'un Diamond 40 en l'airEn tant que terrien regardant assez souvent en l’air, je trouve que le ciel est vraiment spacieux. Le volume de notre atmosphère doit se quantifier en des nombres gigantesquement impalpables, avec beaucoup de zéros avant la virgule.

Et pourtant, en tant qu’utilisateur de ce ciel, je m’étonne de la fréquence à laquelle j’ai la joie d’observer un aéronef en vol, non loin du mien.
Après m’être trouvé dans l’incapacité d’expliquer pourquoi le risque de collision entre aéronefs était bien présent malgré l’immensité du ciel, je me suis voué à quelque réflexion…
La clef, c’est que des familles données d’appareils utilisent des mêmes portions de ciel, plus ou moins grandes.
Pour nous autres avions légers évoluant d’un aérodrome vers l’autre en vol à vue (règles VFR), les altitudes utilisées sont souvent comprises entre 500 pieds (150m) et 3’000 pieds (900m) au-dessus du sol, ceci dans des zones où il est possible d’atterrir sur un aérodrome pas trop éloigné. C’est d’ailleurs vers 2’000 pieds, proche de l’aérodrome de Calais, que j’ai pu photographier ce collègue dans son DA40.
Pour l’aviation de ligne, la zone privilégiée pour la croisière débute le plus haut possible mais souvent aux alentours de 30’000 pieds (9’000m) pour se terminer généralement proche de la tropopause, vers 36’000 pieds (environ 11’000m). De plus ces appareils ont tendance à parcourir des routes prédéfinies, histoire d’éviter l’anarchie aérienne.
Au final, à partir d’un volume presque infini, on se retrouve à utiliser en particulier deux tranches de ciel d’épaisseur plutôt limitée, et dans des zones précises. Pas étonnant que l’on se croise assez régulièrement !
Et encore, c’est sans prendre en compte les espaces aériens restricifs, aux abords des grands aéroports ou des grandes villes, qui concentrent les avions légers dans des tranches encore plus minces.
Malgré tout, les collisions en vol sont extrêmement rares, et c’est rassurant. Mais elles existent.
La solution pour être vraiment tranquille ce n’est plus le ciel bleu, c’est l’espace ! Mais il parait que même là-haut c’est bien encombré…

Une réflexion sur “Le Ciel Est Grand

  1. Merci pour ce billet! Tu oublies cependant le GPS: Si deux avions dont les plans de vol ont prévu de les faire arriver au même point à la même altitude au même moment, la précision du pilote automatique couplé au GPS devient dès lors mortelle puisque les deux avions sont quasiment certains de se retrouver dans un volume d'espace aérien trop petit pour les deux.

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